Choisir… mais souffrir surtout…

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22 réponses

  1. Un très bel article, vraiment.

  2. Plume dit :

    J’ai eu le droit au battement de cœur aussi et à la photo d’echo souvenir pour m’aider à « réfléchir encore » en passant…
    Ça fait 15 ans, aujourd’hui j’ai des enfants et une vie épanouie et pourtant cet épisode fait toujours mal.
    La bienveillance a encore du chemin à faire.

  3. C’est poignant. Je comprends ton besoin d’écrire cet article. Je t’imagine aussi l’écrire dans un format plus long. Un sujet utile et tu en parles si bien.

  4. Douloureux à plus d’un titre : La solitude devant l’acte qui n’est jamais anodin, le report de responsabilités toujours facile, comme tu l’écris et cette sensation qu’on fait passer la femme pour une écervelée : il vous faut la pilule du lendemain ? C’est mal : vous avez une sexualité dissolue. Vous voulez avorter ? C’est mal : réfléchissez encore. Ça me rend folle.
    Tout mon soutien à ton amie.

    • Stephie dit :

      Il y a une culture de l’infantilisation de la femme. Et pas que de la part des hommes en plus. Les femmes sont souvent cruelles entre elles. Mais le problème du jugement de l’autre est bien plus vaste, on le sait

  5. Sabine dit :

    J’ai vécu la même expérience avec l’échographie et ensuite avec un gynéco ignoble… Merci pour ce billet !

  6. eirenamg dit :

    Merci pour ton article Stephie qui montre effectivement qu’il y a encore du boulot niveau respect des femmes, de leurs choix. Bises

    • Stephie dit :

      Et ce boulot passe par notre vigilance de chaque jour. Toutes les avancées de ces dernières décennies ne sont pas des acquis et demandent à être protégées avec beaucoup de force

  7. Natiora dit :

    Je suis très, très admirative des femmes qui prennent cette décision. Parce qu’avant d’être enceinte je pensais que c’était « facile » (entre très gros guillemets quand même), je me disais on ne tue pas un enfant, c’est juste une cellule en devenir qui un jour deviendra un enfant mais qui pour l’instant n’est rien du tout. Et quand j’ai fait ma première écho à 3 semaines de grossesse, j’étais abasourdie. Cette petite poche qui gonfle, se dégonfle… et ce son, c’est déjà son coeur qui bat ? Alors je n’ai pas changé d’avis sur l’IVG, un enfant qui nait là où personne ne l’attend c’est une souffrance à vie pour tout le monde et on a le droit de le refuser. Mais j’ai changé d’avis sur l’impact de l’acte en lui-même. Se dire qu’on met un terme à ce petit bout de vie, c’est terrible. Quel courage !

    • Stephie dit :

      C’est délicat et la fin de ton commentaire aussi. Mais c’est là tout le débat sur l’IVG. Je comprends même ceux qui sont contre… tant que ça n’impacte que leur propre décision. Mais la loi fait que nous avons un droit sur notre corps jusqu’à un certain terme de la grossesse. Et donc, de ce fait, les toubibs et pharmaciens n’ont pas à se permettre d’émettre leur avis. Qu’ils en aient un ? On en a tous un. Ce n’est pas pour autant qu’il est le bon et qu’on a le droit de l’imposer aux autres.

  8. Artemissia dit :

    Un très bel article qui me met en colère. Comment au 21eme siècle peut-on être aussi c** ? J’espère que ton amie va mieux depuis, même si la cicatrice peut rester encore longtemps douloureuse. Dans ce genre de situation, l’homme a autant de responsabilité que la femme, c’est tellement facile pour eux. Finalement, l’égalité entre les sexes n’est pas encore tout à fait là.

  9. Bon courage à ton amie… J’ai déjà accompagné ce choix pour quelqu’un de mon entourage. Je crois que nous avons réussi à ce qu’à aucun moment elle ne soit mise dans cette position de culpabilité (médecins, intervenants, entourage) et ce devrait être toujours ainsi, et j’en suis fière et heureuse pour elle… On la porte déjà bien assez en soi pour toujours cette blessure…

    • Stephie dit :

      Oui, comme de nombreuses choses, on prend suffisamment une décision à coeur et dans nos tripes pour que d’autres se permettent d’en rajouter. Alors quand cela touche à quelque chose d’aussi intime, c’est encore plus délicat.

  10. éléa dit :

    Un bel article pour un moment difficile ..
    c’est toujours à la femme de prendre la décision et quoi qu’elle fasse elle sera jugée ! Si elle avorte c’est pas bien et si elle garde cet enfant et devient une mère solo on la jugera sur son mode de vie dissolue.
    L’attitude du gynéco est déplorable et on devrait pouvoir dénoncer ce genre de type et lui interdire le droit d’exercer !

  11. Laetitia dit :

    Ton amie à vécu une situation horrible…que je redoute. J’ai deux enfants et je n’en veux pas de troisième. J’en suis sûre et certaine. J’ai 35 ans et j’ai envie de vivre un peu pour moi maintenant. J’ai été tres malade pendant chaque grossesse, je sais que je ne supporterais pas une 3eme. Bon. Ma gyneco le sait, elle m’a conseillée la pillule, j’ai pris du poids et abandonné. J’ai un implant mais je ne le supporte pas non plus. Lors de notre dernier rendez-vous, je lui ai parlé d’une amie qui s’était fait ligaturer les trompes. Je voulais simplement un renseignement, même si je pense que cela pourrait être ma solution. Refus catégorique. Elle veut que je mette un stérilet. Je vais voir une autre gynécologue, refus catégorique. Un préservatif peut suffir pour, dit-elle, des couples qui ont peu de rapports (euh pardon?). Et si je tombe enceinte ? Bah, vous aurez envie de le garder. Non. Non. Non. Je sais que je ferais le même choix que ton amie. Voila. Mes deux gynecos ont choisi pour moi. Je ne peux pas choisir de ne pas avoir d’enfants.

    Nous avons encore beaucoup de travail, je crois, avant que nos choix soient compris et respectés.

  12. Sybil dit :

    Bel article !
    Le sujet est délicat et presque encore tabou. On a beau rappeler que la loi est là, et que quelque part elle devrait protéger du jugement des autres. L’étape pour une femme reste semer d’embuches et de regards accusateurs.
    Ma soeur a vécu douloureusement l’environnement hospitalier hostile dans une situation qui aurait pu être semblable. Elle s’est retrouvée dans un tel service pour un curetage (le mot est dur). Elle venait d’apprendre que son bébé était mort sur elle, alors qu’elle était enfin enceinte après plusieurs années de stérilité. Le personnel n’était pas avenant c’est le moins que l’on puisse dire. Ils l’ont traité comme une pestiférée, comme toutes les femmes présentes avec elle. Elle a eu à subir l’attitude déplorable des soignants, en plus de la perte de son bébé. C’était il y a quelques années, mais je pense que les mentalités évoluent peu.

  13. Violette dit :

    ah la laaa, j’y pense souvent, je suis sur le point d’abandonner la contraception parce qu’aucune ne me convient. On est mal loties, nous autres femmes; vraiment… ça évolue mais si peu!

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