Femmes… assumer, encore et toujours ?

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25 réponses

  1. Julie Derussy dit :

    J’ai eu le même souci quand j’ai dit à mon endocrino qu’on avait adopté le préservatif comme moyen de contraception. A chaque fois, elle me répétait que ce n’était pas fiable. Je n’en peux plus d’entendre ce discours. Comment le préservatif peut-il rester crédible comme moyen de lutte contre les MST si on répète à l’envi qu’il n’est pas fiable ?

    • Stephie dit :

      Oui, c’est un discours contre-productif. Encore cette histoire de lobby pharmaceutique, tu penses ?

      • Julie Derussy dit :

        Pas seulement. Je pense que l’habitude a un poids très fort. En France, beaucoup de médecins considèrent encore que la pilule est le moyen de contraception « normal ».

      • Stephie dit :

        C’est d’autant plus fou qu’ils sont les mieux placés pour savoir que ce n’est pas sans répercussion, tout de même. Perso, j’ai aussi arrêté la pilule. Ma gynéco m’ayant d’ailleurs bien mise en garde sur les méfaits des hormones après 40 ans

  2. Louann91 dit :

    Bonjour j ai déjà eu à la prendre car j avoue ne pas avoir été régulière sur ma pilule classique et vu que je ne veux pas d enfant ben les deux fois où c est arrivé je suis allée à la pharmacie et heureusement je n ai pas eu de sermon du pharmacien il m a seulement expliqué comment ça fonctionne.

    • Stephie dit :

      Oui je sais bien que tous les pharmaciens ne se permettent pas la leçon de morale. Ce que je veux juste dire c’est que c’est toujours à nous d’assumer ces choses-là

  3. Excellent article Stéphie. Et oui, la nature nous donne déjà pas mal de chose à « porter » seules, si en plus on se prend des sermons des pharmaciens et des hommes, en plus de leur nonchalance face à leurs responsabilités, ça devient invivable. Heureusement ils ne sont pas tous ainsi.
    Merci pour cet article nécessaire. J’attends la suite Samedi
    bisous

    • Stephie dit :

      Evidemment, ce n’est pas une généralité Mais je pense important de continuer à pointer ceux qui pourraient nous empêcher d’être libres 🙂

  4. enna dit :

    Dans une autre vie j’ai eu recours à la pilule du lendemain et la deuxième fois, j’ai envoyé le garçon l’acheter parce que j’estimais que ce n’était pas uniquement ma responsabilité. Mais c’était une relation suivie et il se sentait aussi concerné que moi sur ce point. Mais je suis bien d’accord, le fait que ce soit la femme qui porte l’enfant et qui doivent assumer les conséquences les rend forcément plus « responsables ». Mais c’est aussi pour cela que personnellement je ne ferai pas confiance à une « pilule masculine » parce que je pense que tant qu’on est pas viscéralement concerné par es conséquences on peut prendre les choses à la légère

    • Stephie dit :

      Oui, ton argument pour une prise féminine de la pilule est tout à fait pertinent.
      Evidemment, il y a des hommes qui se sentent concernés. Heureusement.
      Mais c’est surtout contre cette charge immense qui repose sur nos épaules, dans tous les cas, que je voulais un peu m’exprimer

  5. sophy dit :

    Personnellement, je comprends une femme qui assume et vie sa vie comme elle l’entend. Le sermon en plus d’être inutile est insultant. J’en ai fait l’experience pour tout autres choses et j’ai changée de pharmacie. Je n’y vais plus. Quand la pharmacienne en question m’a croisée dans la rue en me demandant pourquoi je ne venais plus. Je lui ais répondu de se mettre à la place des clientes ne lui ferait pas de mal.

  6. Mon médecin aimerait beaucoup que je prenne la pilule (pour mes fortes carences en fer). Il y a une injonction à prendre la pilule pour tout et n’importe quoi ! Parce qu’en soit, je n’en ai pas besoin pour ma vie sexuelle (étant lesbienne). On me l’avait déjà proposé pour que je sois sûre d’avoir un cycle régulier (parce que j’avais dit que les deux-trois derniers mois, j’étais stressée et mon cycle s’était décalé).
    Certains médecins/pharmacien.nes ont du mal à se mettre en tête que ce n’est pas parce qu’on ne prend pas la pilule qu’on ne sait pas ce que c’est. C’est un choix que l’on fait, en connaissance de cause. Si ton amie (qui n’a plus 16 ans et ne découvre pas les rapports sexuels et tout ce qui va avec) demande la pilule du lendemain, oui, la pharmacienne peut s’enquérir de ce qu’elle sait en matière de protection, mais elle n’a pas à faire la morale. En plus, la pilule ne protège pas des MST. Même, la pilule n’est de toute façon pas infaillible.
    Bref, ça m’énerve. C’st notre corps, qu’on nous laisse le protéger de la façon qui nous paraît la meilleure.

  7. J’ai adopté le stérile sur les conseils de mon gynécologue, il y 10 ans. Une libération pour la partie contraceptive. Pourtant, alors que je devais le renouveler, le même praticien a fait un commentaire qui m’a rendue dingue ; « pas de 2eme alors ? Vous arrivez à la limite… » Non mais oh ! C’est mon corps, c’est aussi mon couple, ma famille et une décision bien trop intime pour qu’un médecin m’oblige à la justifier,

  8. Martine dit :

    Eh oui, Stéphie, on en est encore et toujours là et même pire encore! Je vois ma fille, 23 ans, étudiante, encore une année d’études à l’ENSATT de Lyon, et tout ce qu’elle subit (parce que entendre c’est une chose mais quand c’est quotidien, pour moi, c’est subir) tout ce qu’elle subit donc parce qu’elle est une femme, jeune et belle qui plus est.
    A notre époque, en 2017, on devrait pouvoir prétendre à une certaine égalité hommes/femmes et on en est loin. Des progrès ont été faits certes et on peut en remercier nos aînées mais nous avons du pain sur la planche encore pour que nos filles et petites filles n’aient plus à se justifier, au moins,sur le simple fait de disposer de leur corps et de leur vie en toute sérénité.

    • Stephie dit :

      En fait, à l’échelle du temps de l’humanité, la lutte ne fait que commencer. Si les femmes étaient plus soudées, pour commencer…
      Merci beaucoup pour ton témoignage

  9. Elora dit :

    Moi aussi j’y ai,eu droit à la leçon de moral le jour où j’en ai eu besoin. Et les leçons de morale (de la part des medecins, de ma mère qui voulait m’emmener chez le gynéco pour une pilule, des compagnons que j’ai pu avoir) aussi quand je dis que je ne souhaite pas d’autre moyen de contraception que le préservatif … Et cela m’attriste et m’énerve que l’on considère la contraception comme problème seulement féminin parce qu’on est les seules à pouvoir porter la vie et parce que ça ennuie certains de faire des efforts pour se sentir un minimum concernés.

    En plus, cela me fait toujours halluciner de voir qu’il faut se battre pour avoir autre chose que la pilule, surtout pour une première contraception…

    • Stephie dit :

      Oui et on te raconte que c’est une chance que l’on te donne de pouvoir te caler toutes ces hormones dans le corps… Enfin, bref…
      merci pour ton témoignage 🙂

  10. Ton amie, je la connais très bien, je suis cette amie, je connais parfaitement chacune de ces étapes de vie, ces poids à porter seule, les choix dérangeants, les regards, les non-dits trop bruyants,… et c’est le risque que de tomber enceinte selon les options que l’on choisies, et ce risque ne peut-être que féminin puisque c’est le corps de la femme qui est porteuse de vie. La bataille de la contraception est une lourde bataille, et j’y ai mis fin en sectionnant les trompes. Point final, finies les tortures.

  11. Fabi dit :

    J’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus de jugements aujourd’hui qu’il y a 10 ans concernant la pilule du lendemain…
    Mais au final c’est toujours ça en fait… le jugement des gens! Trop grosse/maigre, pupute/garçon manqué, mère trop jeune/trop vieille, trop d’enfants/pas assez et même « fausse femme » si on ne donne pas la vie.
    en bref, si chacun pouvait s’occuper de son cul au lieu de s’occuper de celui des autres, le monde s’en porterait bien mieux…

    • Stephie dit :

      Alors ça, tu prêches une convaincue. Tout le monde veut toujours avoir un avis sur tout et pense, en plus, que son avis est d’utilité publique. Je pense que ce côté pesant a été exacerbé par le net et les réseaux sociaux où les gens se lâchent, sans réfléchir, sur tout et sur rien

  12. Liliba dit :

    Ah ben non, tu peux pas nous laisser en plan comme ça au milieu d’un billet !!!!!!!!!!!!!!!

    Bon, sur le sujet, bien sûr, pas grand chose n’a changé… Mais j’ai tendance à me dire que le fait de devoir gérer seule, même si c’est en supportant des regards ou avis jugeurs et moralisateurs, veut malgré tout dire qu’on est encore libre de faire ce que l’on désire… Un roman me revient souvent en mémoire sur la place de la femme : La servante écarlate de Margaret Atwood, qui fait froid dans le dos…
    Je sais bien que ça n’est pas une raison de se réjouir, mais si tu compares notre position en France ou dans les pays européens par rapport aux femmes du reste du monde, on est plutôt bien loties, non ?

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