monnin    Je devais attendre le livre voyageur de Calypso, mais Anne des Editions Lattès a été plus rapide et m’a permis la découverte de ce livre. Titre commun avec la miss Pimprenelle donc hop, LECTURE DU DIMANCHE.

De quoi ça parle :

    Le narrateur a perdu un enfant. Un tout petit bout d’homme puisque son fils, Eugène n’a vécu que l’espace d’une semaine. Un tout petit bout puisque le tout petit Eugène est un très grand prématuré.
    Alors son père va tenter de parler de ce petit être si vite disparu, de réfléchir voire construire ce qui aurait pu être la vie de ce si joli bébé. Il va lui falloir traquer les miettes de souvenirs du peu de gens qui ont approché le bébé, tenter d’imaginer qui aurait pu être son fils et surmonter la décision de sa compagne de ne plus prononcer un mot.

Ce que j’en ai pensé :

    Un roman, c’est vrai. Mais la narration a la première personne nous fait littéralement basculer dans cette histoire. Et si l’auteur n’était pas une femme, on aurait du mal à la distinguer de ce père narrateur.
     Beaucoup de sensibilité dans ce très beau livre. On accompagne le narrateur dans chacune des étapes de l’après-Eugène et on se demande avec lui comment passer par-delà la mort de son enfant, comment continuer à exister quand son bébé n’a vécu qu’une semaine. Comment parler, comment se souvenir d’un embryon de vie ? Quelle place donner dans sa vie à un enfant mort si tôt, dont l’on n’a pas entendu la voix ?
    Je me contenterai de vous recommander ce livre car je trouve qu’il est très difficile d’en parler. Ce n’est pas un livre facile mais c’est un très beau livre.

Je file lire ce que Pimprenelle en a pensé

Calepin