Le Yark de Bertrand Santini (Illustré par Laurent Gapaillard)

 yark couverture   A la base, un ultimatum… parce qu’il y a des blogueurs, j’vous jure… leur amitié, faut la mériter. Et v’là que ça vous menace de ne plus vous parler parce que vous n’avez pas assez de références communes ouais, moi, j’ai de gros seins, je peux pas tout avoir.

    Donc une fois menacées par Jérôme et Noukette, Moka et moi n’avions plus d’autres solutions que de mettre à jour notre culture. Et dans la foulée, j’ai embarqué mon fils dans notre lecture.

    Alors le Yark est un monstre hyper poilu, du genre si poilu que je pourrais m’évanouir…  non non, rien à voir avec la dictature du poil du genre poilu qui tient chaud l’hiver, voyez… d’ailleurs, faut que j’appelle mon esthéticienne, moi… Et pour couronner le tout, cette immonde bestiole mange les enfants sages, ben voyons. On a déjà bien du mal à en trouver de cette catégorie-là… C’est d’ailleurs tout le problème de notre Yark : trouver des enfants sages. Et ne pas se tromper car il ne digère vraiment pas les vilains enfants.

    Ce bouquin est une mine ! Merci Noukette de me l’avoir prêté . Je vais maintenant faire en sorte de croiser auteur et/ou illustrateur .sur un salon car il nous faut notre exemplaire dédicacé.

    On se marre du début à la fin. Tout d’abord, c’est bourré d’humour noir. Il ne faut pas oublier que notre Yark au contraire d’un certainyark pète Edward Cullen que tout le monde a déjà oublié ne se nourrit pas de biches, il est avide d’enfants : dès la première page, on lit avec beaucoup de précisions à quel point il raffole de chaque partie de l’anatomie des mômes qu’il croque. Et il en avale le bougre… un serial killer, quand on y pense. Et pourtant, on ne peut s’empêcher de rire aux éclats. Vous auriez dû entendre mon fils exploser de rire au passage où ce pauvre Yark se plante et mange le vilain frère au lieu du gentil…

    Et puis, la description qui y est faite des enfants justifie parfaitement qu’on les mange, au final… quelle  engeance que les gosses, hi hi hi…

    Et puis, il y a la rencontre qui va changer sa vie, celle de Madeleine. Celle qui va voir derrière ces poils et ces grandes dents, toute la douceur du monstre. Et pourtant ce sera difficile car lutter contre sa nature… rien n’est moins simple. Et il y a même un moment où il fuit… par amour… parce qu’il sait que rester c’est risquer de la faire souffrir, de la détruire, de la manger.yark câlin

yark WC    Alors l’enfant va s’armer de patience et lui montrer que l’amour est plus fort et qu’il permet de tout braver. Ok, ok, j’ai encore pleuré à ce passage… mais je me soigne…

    C’est une lecture magnifique portée par une histoire splendide, drôle et porteuse de vraies valeurs. Mais c’est aussi un objet magnifique :  les illustrations en noir et blanc sont une merveille de cruauté mêlée d’humour. Et il y a un sens du détail. Par exemple, quand il est sur les WC, mon fils et moi avons ri aux éclats, allez savoir pourquoi, de la position de ses orteils… De nous deux, allez savoir lequel s’est le plus régalé ! En tout cas, il y en a un qui, comme un certain môme de l’histoire, s’est dit que dans le doute, il devrait peut-être se mettre à faire des âneries pour protéger sa peau… eh ben voyons !

    A lire et à relire sans modération. A partir de 8 ans.

gallou

26 réflexions au sujet de “Le Yark de Bertrand Santini (Illustré par Laurent Gapaillard)”

  1. Bon, je suis rassurée… Nous allons pouvoir rester amies toutes les deux ! C’est bien simple : si on n’aime pas le Yark ou Abélard, y’a pas moyen..!
    Suis contente tiens ! Et moi aussi il faut que je vois les auteurs à Montreuil, je les avais loupés l’année dernière, à mon grand regret…

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    • On ne verra que l’auteur, pas l’illustrateur…
      Et sinon, oui, ouf, j’ai passé deux fois l’épreuve du « va-t-on pouvoir rester amies ? »

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  2. Ben voila, tu vois finalement elle s’est bien passée ta rencontre avec le Yark. Cette première page du livre, si drôle et si noire, je la lis à chaque fois que je présente le Yark dans une classe. Effet garanti !

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    • Tu m’étonnes, ça a conquis mon fils qui a éclaté de rire et crié simultanément « mais il est vilain, ce monstre »

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  3. Un vrai beau moment de lecture qui m’a fait beaucoup rire ! Contente d’avoir partagé cette lecture avec Gaëtan et toi ! Bises ma belle !

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