marcel_facteur    J’avais gagné ce roman chez Fashion il y a des mois et des mois. Encore un naufragé de ma PAL. Et puis j’ai pensé que ce serait une lecture appropriée après le petit concours lancé hier (allez tenter votre chance d’ailleurs, hein). Alors j’ai convaincu Pimprenelle (sans avoir besoin de trop la pousser, pensez-bien) de se lancer dans une lecture érotique en ce dimanche.

    Bon Marcel est facteur et a un gros sexe, ça c’est fait ! La narratrice veut écrire des romans érotiques, soit. Une relation très forte unit les deux personnages, mais entre eux pas de sexe. Ma foi, il faudra faire avec.
    Comment dire ? Quel ennui ! Marcel est un gentil garçon, pétri de bonnes intentions et désireux d’avoir des relations fortes et trépidantes. Mais le personnage est à mon goût un véritable tue l’amour. Impossible de reporter sur ce garçon le moindre petit fantasme. Même les scènes érotiques qui pourraient être bien décrites se heurtent à ce personnage que l’on enverrait presque à une émission de télé-réalité comme « L’amour est dans le pré ». Ce garçon est désolant, je ne vois pas quoi dire d’autre…
     Alors même quand une toute jeune fille du village se glisse sous son guichet de postier et lui fait une gâterie pendant qu’il travaille et reçoit des clients, mon rythme cardiaque est resté stoïque. A la limite, j’aurais pu rire. De même pour la scène où il décide de se faire téter le bout par un agneau…
    J’ai attendu tout le long que quelque chose se passe avec la narratrice, dont le parcours pour se faire éditer m’a royalement ennuyée. Mais rien ne se passe, quelques allusions, quelques petites mains à peine baladeuses et voilà, l’affaire est réglée. Vous ne serez pas plus émoustillés que le téton lascif de la couverture du livre.
    Mais je n’ai pas dit mon dernier mot et d’autres livres, conseillés par les copines, devraient bientôt enchanter mes longues soirées d’hiver. Qui a dit que la propriétaire de ces lieux était sérieuse ?

    Je file lire l’avis de Pimprenelle même si, cette fois, j’en connais déjà les grands traits.

Calepin