moi_boyVoilà longtemps que je voulais lire ce roman, j’ai donc convaincu Pimprenelle de se lancer avec moi. Lire l’autobiographie de ce grand monsieur ne pouvait être qu’un plaisir.

 

    Nous allons donc accompagner Roald Dahl dans un roman dont il est le matériau. et pourtant la première page avertit le lecteur : ce n’est pas une autobiographie, dans la mesure où ce genre d’écrits, pour lui “déborde, en général, de toutes sortes de détails fastidieux.” Ce récit est donc une sorte de collections de souvenirs et l’auteur dit : “Je n’ai pas eu à les rechercher. Il m’a suffi d’effleurer la couche supérieure de ma conscience pour les y retrouver avant de les consigner par écrit.”

 

    Dans ce récit des souvenirs de sa vie, on retrouve la même plume que dans celle de ses romans. On plonge à une vitesse dans des histoires d’enfance drôles et savoureuses, même si ne sont pas absents les souvenirs douloureux et la dureté de la vie à l’époque de son enfance. C’est un texte qui donne l’envie irrésistible non seulement de lire Escadrille 80 et de poursuivre le récit de sa vie, mais également de lire ou relire tous ses romans.

 

    Dans le détail, les aventures sont savoureuses : les interventions médicales qu’il subit (sans précaution, ni anesthésie), les coups de canne du directeur de l’école (ah époque bénie des châtiments corporels sur les élèves… non, je plaisante, hein), l’épisode du nez cassé, les cabinets dans le froid dont il doit réchauffer la lunette, etc. En effet, ce livre se lit comme un roman. Pas d’analyse pompeuse, d’auteur qui regarde son nombril et analyse son envie d’écrire une autobiographie. C’est en quelque sorte un récit d’enfance dans lequel les souvenirs sont vrais. Un régal !

    Mais ce livre est aussi un bel objet pour l’oeil car il propose des dessins, des extraits de lettres à sa mère, des photos de lui et de sa famille. J’ai trouvé cela très touchant. J’ai été très émue par le personnage de la mère, en apparence froid et qui pourtant a conservé chacune des lettres de son enfant et ne s’est pas dite mourante pour le préserver, jusqu’au bout. Cette relation m’a, je pense, autant émue que celle de Romain Gary avec sa mère quand il apprend comment sa mère lui a réellement envoyé toutes les lettres qu’il a reçues (je n’en dis pas plus mais lisez La promesse de l’aube, c’est une merveille).

    

     Il ne me reste plus qu’à aller lire l’avis de Pimprenelle et à vous souhaiter un bon dimanche.

Calepin