Oui_de_Murielle_Renault    La couverture de ce roman indique d’emblée le roman pour nanas en mal d’amour, l’histoire d’amour de deux êtres enlacés. Ce roman est bien meilleur que ce qu’il ne peut laisser croire sous sa couverture rose au dessin simpliste. Ne jamais se fier aux apparences…

    Juliette, n’écoutant que son envie, demande Benjamin en mariage. Effrayé, car leur relation n’est pas des plus sérieuses, le jeune homme commence par décliner. Puis ils finissent par s’accorder et mettent leur entourage au courant, petit à petit. Si le père de Juliette est un habitué du mariage (et de la séparation d’ailleurs), sa mère risque de sombre de nouveau dans la dépression. Et que dire à Jimmy, cet ami amélioré avec qui on partage tout, jusqu’au dessous de ses draps ? Benjamin peine aussi à le dire à ses parents avec qui on ne peut pas dire qu’il communique vraiment, mais aussi à Mathilde, la femme qu’il continue à voir en cachette de Juliette.

     Des relations compliquées ? Oh mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg car d’autres personnages vont apparaître, provoquant de nouveaux rebondissements, des secrets vont surgir. Personne ne va être épargné. En effet, ce roman est bien moins rose que sa couverture. Si l’on rit au début, le croisement des voix et des points de vue de tous les personnages dévoile l’arrière-plan de tout ce petit monde. Là où on pensait lire une comédie sentimentale des plus banales, on se trouve à réfléchir au sens de la vie, à la qualité des relations amoureuses (et humaines, de manière plus large). Le lecteur pourra sans peine s’identifier à bon nombre de situations. Pas forcément à un personnage tout entier mais à certaines facettes de plusieurs personnages.

    La dernière partie, prise en charge par le photographe du mariage est aussi très réussie car elle redonne un éclairage différent puisqu’extérieur à la situation et aux relations entretenues par les différents protagonistes.

    En bref, un roman très agréable, aux réflexions des plus savoureuses, qui peut se lire d’un trait.

 

      Lu dans le cadre des 07_chronique_de_la_rentree_litteraire