La saison de l’ombre – Leonora Miano

par | Déc 27, 2013 | Oeuvres contemporaines | 18 commentaires

    Avec ce roman qui a reçu le prix Femina, Leonora Miano revient sur un sujet sensible : celui de la traite des noirs. Elle n’hésite La_saison_de_l__ombrepas à revenir sur cet aspect que l’on oublie très souvent : ce dont des hommes des tribus voisines qui ont vendu aux Blancs leurs congénères. Après un incendie, douze hommes de la tribu Mulongo ont disparu. Impossible de comprendre ce qui s’est passé et la faute est mise sur le dos des mères de ces hommes disparus. On a beau écouter la nature, les voix des ancêtres, tout se tait. Que sont devenus ces hommes ? Sont-il encore en vie ou déjà en route vers un autre monde ? Certains vont continuer à se lamenter et à se rejeter la faute, d’autres vont entreprendre une quête, à la recherche de la vérité, la seule qui permettra de continuer à vivre.

    Ce nouveau roman est d’une grande densité, dans ce qu’il nous fait découvrir des croyances et des manières de penser aux antipodes des nôtres, mais également dans cette langue riche et foisonnante, dans cette manière d’écrire propre à Miano. S’il m’a fallu unpeu de patience pour entrer dans ce roman, m’habituer à la polyphonie, à me refamiliariser avec l’imaginaire propre à l’Afrique, à mémoriser le nom des personnages qui sont très proches les uns des autres, j’ai ensuite été happée par cette histoire. J’ai surtout aimé suivre la quête d’Eyabe, accompagnée de cet enfant si particulier qui va croiser sa route.

    Une très belle découverte encore une fois. Si vous souhaitez le lire, n’hésitez pas à participer en vus signalant sur le billet récap.

18 Commentaires

  1. noukette

    C’est moi aussi la langue qui m’a marquée dans les nouvelles que j’ai lues grâce à toi… Ce roman pourrait bien me plaire !

  2. aifelle

    Une auteure que j’aimerais bien découvrir, elle me paraît très douée et elle n’a pas froid aux yeux pour aborder des thèmes qui dérangent.

      • Aifelle

        Oui, oui, je participe 🙂

      • Stephie

        Ok c’est noté 😉

  3. Sabine

    Il est vrai que cet imaginaire africain si foisonnant est assez magique.

  4. Leiloona

    Hum, apparemment la facilité de son avant-dernier (même au niveau de la langue) n’apparâit pas ici. Tant mieux.

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