Aux petits mots les grands remèdes – M. Uras

aux petits mots    Aux petits mots les grands remèdes : un de mes attendus de cette rentrée. Une histoire de guérison par les livres ne pouvait que me parler.

     Alex est bibliothérapeute, littéralement il soigne les gens par les livres. Quel drôle de métier me direz vous. peut-on vraiment traiter un malade avec un livre plutôt qu’avec des cachets ?On ne soigne évidemment pas tous les maux. Mais ceux de l’âme, pourquoi pas. Voilà ce que raconte Aux petits mots les grands remèdes.

    Autour d’Alex, il y a Mélanie, la femme qu’il aime. Enfin, pas vraiment parc qu’elle vient de le quitter. En effet, un homme qui vit dans ses livres en oublie la réalité. Il y a aussi les patients d’Alex : des gens étranges. Forcément.  Anthony le footballeur fuyant, Yann l’adolescent abîmé, et Robert le surbooké. Alex va devoir apprendre à ces gens, par le biais de leurs lectures, à se recentrer sur eux et sur leur vie.

    Ce roman est un vrai bonheur de lecture. On le dévore page après page et on finit repu de toutes ces références littéraires qui jalonnent le texte. Un roman pour littéraires ? En tout cas, un roman pour ceux qui sont curieux des livres. Un roman qui ne se contente pas de raconter mais qui s’interroge sur la puissance du récit et donc sur sa propre puissance. J’ai beaucoup aimé la dimension métatextuelle de ce texte.

     J’ai aimé Alex dans tout ce qu’il a d’imparfait, dans ce qu’il flirte avec le anti-héros. Même s’il retombe assez bien sur ses pattes. J’ai adoré l’ironie qui fleure bon au détour des pages, la verve de l’auteur qui appuie par toutes petites pressions sur les mots et les maux. Un troisième roman que nous offre un auteur qui maîtrise et sa plume et son message, où rien n’est prétexte et où tout fonctionne à merveille.

26 réflexions au sujet de “Aux petits mots les grands remèdes – M. Uras”

  1. Pas encore lu, et pourtant jeudi j’ai fait ma bibliothérapeute : j’ai offert Poussière d’homme à une amie qui vient de perdre l’amour de sa vie, amour compliqué, mort tragique (y en a-t-il de gaie ?).
    J’ai lu un jour un artcle sur une femme médecin qui prescrit des lectures à ses patients.
    Bises

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    • Il m’arrive aussi d’offrir des livres comme pansement. Sans doute parce que c’est là que je me réfugie quand je vais vraiment mal. J’aime pleurer et évacuer sur les malheurs des êtres de papier 🙂

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    • Oui et la plume est vraiment savoureuse ! Je vais lire les deux autres très vite, c’est certain (dit-elle sous sa PAL…)

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