Mardi dernier, je suis allée voir l’avant-première de ce film qui sort le 25 juillet. Accompagnée de Sara et Ori, nous nous sommes

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confortablement installées dans les fauteuils d’une petite salle UGC bien confortable, pressée de voir cette nouvelle adaptation du chef d’oeuvre de Charlotte Bronté. J’ai lu et adoré ce roman quand j’étais lycéenne. Il me tardait de voir si j’allais retrouver mes émotions d’antan.

    Par où commencer pour vous dire que dans son ensemble, ce film est une réussite et réussit de renouveler le plaisir alors qu’il est la 18e adaptation au cinéma du roman.

    Dans un premier temps, c’est une belle réussite d’un point de vue visuel. Le film s’inscrit dans un décor rendant à merveille la campagne anglaise. L’impression d’immensité qui se dégage des toutes premières scènes du film est littéralement étourdissante et rend parfaitement l’impression de douleur et d’abandon que connaît Jane. De même, j’ai trouvé parfaite et effrayante la reconstitution de l’orphelinat de Lowood et l’impression de cruauté, ainsi que l’omniprésence de la maladie et de la mort. La sensation d’oppression est vraiment très bien rendue. La forêt qui entoure la propriété est d’ailleurs effrayante ! Dans la scène de la première rencontre entre Jane et Rochester, je dois reconnaître avoir ressenti une réelle angoisse à cause de l’aspect lugubre, gothique de cette forêt. J’ai d’ailleurs eu un sursaut énorme qui m’a valu la moquerie de ma copine, la douce Sara…

    De même, tout ce qui a trait à la violence infligée à Jane enfant m’a littéralement saisie à chaque fois : les coups de son cousin, les coups de badine dans la nuque à Lowood. On souffre avec l’héroïne.

    Les personnages (et les acteurs) ont également été à la hauteur de mes attentes. Mia Wasikowska incarne Jane Eyre à la perfection : on y retrouve toute la douceur et l’humilité du personnage. Des robes très simples, une coiffure ne mettant pas en valeur son visage mais laissant justement percevoir toute la force de son regard. 

    Je sais que vous attendez que je vous parle de Michael Fassbender. Cet homme ne joue pas Rochester, il est Rochester. J’ai été bluffée par sa sexytude sa prestation d’acteur et le charisme qui se dégage de lui. Je l’ai trouvé à la fois agaçant, renversant et si touchant dans ses sentiments. Que ne donnerait-on pas pour recevoir un seul regard, un seul mot ou une seule étreinte de Rochester-Fassbender ? Fukunaga l’a d’ailleurs choisi pour son charisme alors que son physique n’était pas forcément celui qui collait le mieux au personnage.

     Hormis des passages un peu longuets, il faut le reconnaître, cette adaptation de Jane Eyre est une belle réussite et je vous invite fortement à vous y rendre dès sa sortie dans les salles le 25 juillet.

 

    Je vous invite à lire l’article de Mélo, celui de Plaisirs à cultiver qui a vu le film lors de sa sortie en Angleterre, et le super billet de Sara opposant Jane Eyre à l’autre “grande” adaptation littéraire du moment qu’est Bel-Ami.