les filles d'estoril

Comme chaque mois, j’essaie de participer au challenge de ma copine Calypso. Au mieux, j’y parviens en retard comme ce mois-ci encore. Mais la miss me connaît… arriver sur le fil, voire juste après, c’est un peu ma marque de fabrique.

Il fallait cette fois-ci lire un roman contenant le mot “fille”. Cela tombait très bien car j’avais sur ma PAL un roman que j’ai donné l’occasion de gagner pendant ce mois de juin. Tout d’abord, ne vous fiez pas à la couverture car ce roman n’est pas destiné à un public young adult. C’est certes un roman léger, que l’on appréciera vraiment de lire – et encore plus cet été – mais il vise clairement un public adulte selon moi.

Margarida Rebelo Pinto est une auteur portugaise ayant déjà un succès certain au Portugal. C’est la première fois qu’elle est traduite et publiée en France. Et je dois vous dire que c’est un très bon moment de lecture.

Les filles d’Estoril est un roman polyphonique donnant majoritairement la parole aux femmes. Il y a Leonor et Nana, deux cousines élevées comme des jumelles, deux femmes en quête d’amour mais par des biais très différents. Il y a également leurs mères Maria Teresa et Maria Luisa, jumelles quant à elles et tout aussi différentes que le sont leurs mères. Leurs récits s’entrecroisent, parlent d’amour, du Portugal du XXe siècle. Mais derrière tout cela, il y a un journal intime, une photo et un secret… qui va surgir de manière inattendue.

Même s’il m’a fallu un peu de volonté au tout début pour bien identifier qui était qui, au milieu de toutes ces voix, très vite, je n’ai plus su lâcher ce roman. Il est à la fois simple à lire mais bien plus accrocheur que ce à quoi je m’attendais. Je pensais – avec bonheur je l’avoue ceci dit – lire une romance chick-litt à la portugaise et c’est avec plaisir que j’ai lu un roman bien construit offrant une réelle intrigue et des personnages bien campés. J’ai été happée et j’ai tourné les pages sans beaucoup m’arrêter, pressée de voir l’intrigue se dénouer mais aussi de vivre les aventures masculines de Leonor et Nana. Je me suis régalée de leurs rencontres, de leurs réflexions mais aussi de cette narration alternée, faite de plusieurs sensibilités et dont chaque voix comble les silences de la précédente.

Un seul petit bémol : j’ai trouvé la fin (et notamment la résolution sur le “mystère” de la grand-mère) un peu rapide à mon goût. Mais c’est un bon roman détente que je conseille sans réserve.

Un-mot-des-titres