flipo    Je disais récemment que, quand je lis un polar, j’attends du mouvement, pas forcément du style. Eh bien cette fois, je suis servie car les deux sont contenus dans ce roman.

De quoi ça parle :

    Quand la commissaire Viviane Lancier se voit chargé du meurtre d’un SDF, elle est loin d’imaginer que tout cela va la lancer sur une longue piste littéraire. En effet, le cadavre porte sur lui un sonnet de toute beauté qui pourrait bien être un inédit de Baudelaire. Mais ce sonnet semble chargé d’une puissance maléfique puisque tous ceux l’ayant approché sont assassinés les uns après les autres. Malédiction ou machination ?
    La commissaire, aidée de son cultivé lieutenant, va devoir percer bien des mystères (et lire de nombreux poèmes) afin de démasquer la personne derrière toute cette embrouille.

Ce que j’en ai pensé :

    Comme je le disais quelques lignes plus haut, ce livre respire la bonne écriture et l’intelligence, n’ayons pas peur de le dire. L’écriture est enlevée et soignée, les personnages sont taillés à la perfection et les clins d’oeil acerbes sur la société jalonnent le récit et le rendent goûteux.
    Maintenant, est-ce un bon polar ? Je me suis laissée totalement embarquer par l’intrigue que j’ai trouvée d’autant plus savoureuse qu’elle baigne dans le monde de la littérature. Ma curiosité a été tenue en haleine tout du long et hormis les longues révélations d’un personnage à la fin (qui à mon sens ont fait perdre un peu de pêche au roman), je lui trouve vraiment beaucoup de qualités.
    Voilà un roman aux antipodes de ce que j’avais pu lire de l’auteur avec des nouvelles publiées sous le titre Qui comme Ulysse. Et cela me plaît de lire un auteur qui sait se renouveler dans une écriture témoignant d’un style toujours au rendez-vous.
    Une nouvelle enquête de la commissaire est prévue pour 2011 et ce que l’auteur m’en a dit lors du Salon du Livre de Paris me fait attendre avec grande impatience sa publication. Car j’ai failli oublier de le préciser mais ce personnage féminin est une grande réussite : elle est humaine, drôle et terriblement réaliste dans ce que peut vivre une femme au quotidien (notamment quant à l’image qu’elle se fait d’elle-même).

   

Fashion, je te remercie de m’avoir gentiment prêté ce livre.
    Je file chez Pimprenelle qui l’a également lu cette semaine dans le cadre de notre LECTURE DU DIMANCHE.

Calepin