la_malediction_des_colombes     J’en avais envie depuis le très bon billet de ma copine Fashion et Clara a eu la gentillesse de le faire s’envoler jusqu’à moi. Aujourd’hui, Sandrine et moi faisons toutes les deux paraître notre avis sur cette lecture, qu’aucune de nous n’a pu mener à son terme.

Livre_voyageur

    Ce livre avait tout pour me plaire. L’intrigue d’abord : une malédiction, la vie des Indiens dans les réserves aux Etats-Unis, le thème de la discrimination. Le style, ensuite : Erdrich (du moins ce que la traduction m’en offre) a un style ample que j’aime beaucoup, Le vocabulaire est soigné, la narration impeccable.

    Alors, je me demande pourquoi je n’ai pas accroché avec ce roman. Le côté polyphonique ? Et pourtant, j’aime ce procédé habituellement. En tout cas, ce qui est certain, c’est que je n’ai absolument pas accroché aux personnages.
    J’ai lu la première partie avec plus ou moins d’intérêt. Je dois dire que ce qui m’a le plus emballée c’est l’humour du grand-père quand il raconte ses histoires (pourtant tragiques) et les réflexions qu’il fait à tout bout de champ. Mais au changement de narrateur dans la deuxième partie, mon intérêt a chuté d’un seul coup. Et même si je regrette un peu de ne pas avoir pu cerner le projet d’ensemble, je n’ai pas eu envie de poursuivre et me suis arrêtée page 169.
    Ne vous fiez pas à mon avis, Fashion vous confirmera que je suis une femme de mauvais goût…

Pour ceux que l’histoire intéresse, voici la quatrième de couverture (oui, je sais, mais je n’ai pas plus envie de rédiger ce billet que de lire le livre) :

”    Depuis toujours, la petite ville de Pluto, Dakota du Nord, vit sous « la
malédiction des colombes » : les oiseaux dévorent ses maigres récoltes
comme le passé dévore le présent. Nous sommes en 1966 et le souvenir de
quatre innocents lynchés cinquante ans auparavant hante toujours les
esprits. En écoutant les récits de son grand-père indien qui fut témoin
du drame, Evelina, une adolescente pleine d’insouciance, prend
conscience de la réalité et de l’injustice…”