J’ai longtemps dit à Pimprenelle que cet auteur ne me branchait pas du tout, la laissant s’extasier seule.Le_jeu_de_l_ombre

    Et puis, au salon du Livre, au détour d’une allée, j’aperçois l’homme en pleine dédicace. Et comment vous dire ? Quel magnétisme ! Arrivant en toute fin de bataille, le plus gros flux de fans était passé. Et me voilà à retraverser le salon pour aller acheter “L’enfant des cimetières” en poche et à revenir en trombe pour avoir ma dédicace.

    Il faut entendre Sire Cédric parler de sa manière d’écrire, de ses tics littéraires, du rapport charnel qu’il a avec ses romans. Cet homme est littérairement sexy, voilà c’est dit ! De toute façon, après mes billets de samedi et dimanche, plus rien ne vous surprendra…

    Finalement, Pimprenelle et moi vous présentons aujourd’hui son tout dernier roman, Le jeu de l’ombre que j’ai dévoré quasiment d’un trait.

    L’intrigue donc, parce qu’il n’y a pas que les hommes sexys mes délires dans la vie. Malko Swann a réussi, il a tout pour lui : une voix, une carrière, l’argent et surtout les femmes. Il d’ailleurs la sacrée manie d’enchanger aussi souvent que de sous-vêtements, voire plus souvent. Et pourtant, c’est un personnage sympathique, au fond.

    Un soir, après un concert des plus réussis, il va délibérément se provoquer un accident de voiture sur un pont. Mais que cherche-t-il vraiment ? Rescapé miracle de cet accident, il ne se souvient plus de ce qui l’a précédé. Et il ne souffre finalement que d’une chose : une amusie (perte de l’audition partielle ne concernant que la musique). Cependant, une voix et une présence l’obsèdent et le forcent à nettoyer des horreurs qu’il n’a pas commises.

   Je ne peux vous en dire plus, vraiment car cet excellent thriller repose sur l’enchaînement des indices et révélations. Ce dont je dois cependant vous avertir, si vous ne le savez pas déjà, Sire cédric écrit des romans d’un genre particulier puisqu’il y mêle le fantastique. Ne soyez donc pas surpris de voir le Diable s’en mêler en personne. Ce roman nous renvoie ce que l’humanité a créé de plus noir et de plus perfide : l’homme. Il nous renvoie un des défauts qui la ronge depuis les origines : la jalousie.

    J’ai beaucoup aimé le personnage de Malko, ce séducteur invétéré, que les femmes devraient détester et qui a pourtant un charisme hors du commun. Et puis, il se retrouve embarqué dans une telle galère qu’on finit par se dire qu’il a amplement payé de son péché de gourmandise… Le staff police est lui aussi très réussi et remplit parfaitement sa part pour faire de ce roman une bonne chasse au serial killer… mais qui est vraiment ce tueur assoiffé de sang ?

 

    Fonçons maintenant chez Pimprenelle pour ce jour 2 de notre semaine anniversaire…