homme_nuit     Parce qu’il paraît qu’on reconnaît quelqu’un à la manière dont il commence l’année, parce que d’autres blogueuses l’attendent déjà avec impatience, voici la lecture qui a bercé mes dernières nuits de l’année.

    C’est la deuxième fois que je mets mon nez dans cette collection. La première fois, j’avais l’excuse des Harlequinades. Cette fois ? Reportez-vous à mon billet bilan, la réponse y est peut-être…

    Quatre nouvelles données pour plus torrides les unes que les autres. Voilà de quoi réchauffer de pauvres lectrices prisonnières du frimas de l’hiver. Ce n’est toujours pas une bonne excuse ? Tant pis…

    Dans la première nouvelle, Claire va solliciter son ancien amour Lincoln, de venu U.S Marshall, afin de retrouver sa fille kidnappé par un mari ne supportant pas la procédure de divorce. Mais là où le lecteur va s’émerveiller devant le côté inventif de l’auteur c’est quand il découvre que la petite fille est en fait celle de Lincoln. Oh my god, quelle originalité. Le plus émouvant dans toute cette histoire, c’est qu’au plus fort de l’inquiétude les deux anciens amants s’envoient en l’air à tout va. Mais à la fin, ils se marient et retrouvent la petite saine et sauve, pas du tout perturbée par le fait de se découvrir un nouveau père.
     Dans la deuxième nouvelle, Lucy est veuve. Elle a décidé qu’il était temps pour elle de retrouver une vie de femme et a confié ses enfants pour le week-end. Mais Bram (j’adore ce nom, mouarf), l’ancien meilleur ami du mort, en a décidé autrement. Il ne peut supporter qu’elle puisse offrir ce corps magnifique à un autre homme que lui. Une nouvelle très sexy mais de laquelle il aurait fallu enlever les jérémiades perpétuelles de Lucy quant au vieillissement de son corps et l’excès de testostérone dont fait preuve Bram et qui lui donnent vraiment un air crétin.
    La troisième nouvelle, si elle offre des scènes torrides assez réussies, est à pleurer de bêtise. Zane fait partie d’une branche complètement secrète de la police. Il rencontre Willow qui suce avidement une glace sur un banc… Et c’est parti… d’autant qu’elle devine au premier coup d’oeil que cet homme cache un secret. Et super coïncidence, la cousine de Willow décédée peu avant travaillait avec Zane. Han, trop fort… Et même que Willow manque de se faire tuer et qu’on a trop peur pour leur bonheur… oui, je sais…
    Dans la quatrième nouvelle, encore une histoire à dormir debout, agrémentée de piercings (les proches de la blogueuse comprendront pourquoi cette nouvelle l’a faite rire plus que les autres) et d’une histoire de mafieux à pleurer de rire. Encore un excès de testostérone du gars possessif à un point qui en devient ridicule. Une jeune femme un peu trop juvénile à mon goût… ouais… bof…

    En bref, le problème de ce genre de bouquins c’est que pour quelques scènes torrides réussies et qui donnent des idées (ben, faut se renouveler, aussi…), on se tape des pages de répliques daubesques et de situations plus incongrues les unes que les autres….  Donc si vous avez de bons titres à me suggérer, je suis prête à me dévouer pour le bien de la science et à tester. N’hésitez-pas.

    Je suis bien évidemment contrainte de vous livrer quelques passages qui montrent toute la littérature qui s’échappe de ces pages et vous rempliront d’aise en ce premier jour de l’année.

” Mais lorsqu’elle lui annonça qu’elle avait une fille, ce fut comme si elle plaçait ses testicules dans un étau et lui donnait un vigoureux tour de vis.”

” Jamais encore un orgasme ne l’avait fait loucher de cette façon.”

” Tenter de retenir son orgasme eût été aussi efficace que de construire un brise-lame avec des bâtons d’esquimau.”

” Son sexe était en feu. Il salivait tellement en contemplant miss Sarah Fox  entièrement nue qu’il n’aurait pas été surpris de découvrir une flaque sur le plancher poussiéreux de son grenier.”

     J’en aurais bien d’autres à vous confier mais je ne veux pas sacrifier le plaisir de futurs lecteurs potentiels qui pleureraient de rage d’avoir lu un billet plein de spoilers.

    Bonne année à vous tous qui lisez religieusement mes billets chaque jour un peu plus sérieux. De la dignité avant toute chose.