Demain dès l’aube, à l’heure…

Demain, dès l'aube

© Kot

« Demain, dès l’aube… »

102e participation à l’atelier « Une photo, quelques mots »

organisé chaque semaine par le blog Bric à Book.

    Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne

    Je partirai. Vois-tu je sais que tu m’attends… (Victor Hugo)

    Le froid est là, partout. Il a emmitouflé la forêt dans son beau manteau de neige et de glace. C’est froid, la neige tout de même.

    Pas un bruit, personne dans les rues, personne dans le parc. Je suis seul à profiter de ce magnifique paysage.  Je peux marcher dans les allées, elles sont à moi. Je suis le roi du monde. Enfin, le roi du bois de Vincennes. Et c’est déjà pas mal, quand on y pense.

    Je ne vous dirai pas qui je suis. Je ne suis même pas certain de m’en souvenir. Il y a bien longtemps que je ne suis plus personne. A part peut-être pour ceux qui me gratifient d’une petite pièce ou d’un sandwich à l’occasion.

    Je vais me poser, là. Sur un banc. Laisser le froid s’emparer de moi. Espérer qu’il m’emmène enfin vers des rivages plus doux. Là où peut-être quelqu’un m’attend… Quelque part…

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38 réflexions au sujet de “Demain dès l’aube, à l’heure…”

  1. C’est froid, la neige tout de même… 🙂 Bouh mais sinon comme il est triste ton texte et serre le coeur, malgré son format tout court. Cela dit, c’est vrai que le froid est l’ennemi numéro 1 de ceux qui dorment dehors et nous sommes le 1er octobre et là déjà ce matin il fait 5°c. Des bises et bon lundi Stephie !

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    • Oui, encore une chose qui me rend dingue… tous ces gens à nos portes (et plus loin) qui meurent dans le dénuement le plus total.

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  2. C’est très touchant. Tu joues fort bien avec nos émotions et tu gagnes notre empathie. Bravo! C’est le seul que j’aurai lu aujourd’hui, et je ne suis pas déçue.

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  3. Je n’ai pas eu le temps d’écrire, mais c’est la première idée que j’ai eue, en voyant la photo, celle d’un SDF frigorifié sur son banc. Ou sur quelqu’un qui le cherche, justement…
    Je suis ravie que tu aies su l’écrire pour nous deux!

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  4. Tu as donné une voix à un oublié de la société … Punaise, il est vrai que de n’être attendu de personne doit être juste insupportable … Je n’ose même pas y penser, je trouverais presque que le texte est trop doux comparé au désert de cet homme.

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