Fais-le pour maman – François Xavier Dillard

fais le pour maman    Je lis moins de polars et thrillers depuis un an. Il serait peut-être temps de m’y remettre, non ?

J’en ai tiré un qui sommeillait depuis quelques mois dans ma PAL : le titre me plaisait, j’avais lu quelques bonnes critiques à son sujet. Et ce fut une parfaite lecture de plage.

Sébastien a seulement sept ans quand sa vie de famille vire au drame. Une dispute éclate, sa mère frappe sa soeur. Et puis, il y a les hurlements, le sang, Valérie, la grande soeur éventrée d’un coup de couteau. Alors, on dit à l’enfant de s’accuser du geste. Ce qu’il fait. Mais personne ne le croit. La mère est arrêtée, mise en prison et les enfants placés. Valérie ira de foyer en foyer quand Sébastien aura la chance d’être adopté.

On retrouve Sébastien des années après. Il est médecin et père de deux filles. Son chemin va croiser celui de Claire, une jeune femme qui vient d’être mutée dans le commissariat de la ville, suite à une histoire personnelle douloureuse. Le récit va osciller de l’un à l’autre (offrant parfois aussi le point de vue de la fille aînée de Sébastien) mais également offrir au lecteur un éclairage par bribes du passé de Sébastien. Mais quand deux patients de Sébastien décèdent à l’hôpital, les choses se corsent… Il manque des choses dans mon résumé, je sais. Mais je préfère ne vous gâcher aucune surprise.

Ce roman est assez habilement construit. Il mène le lecteur dans une sorte de confiance puisqu’il pense avoir toutes les cartes en main. Petit à petit, il découvre des choses. On peut donc penser que tout l’intérêt du roman repose dans la psychologie des personnages, qu’il n’y aura pas de retournement. Sauf que…

J’ai aimé tout le roman à l’exception de la fin. Sans doute, parce que je m’attendais à ce retournement. Non pas que ce soit évident (quoi que certains trucs me semblaient un peu forts et pas suffisamment abordés… et vlan, c’était crucial…) mais sans doute parce que je commence à trop bien suivre les codes du genre et que je suis rarement surprise. Et je n’ai pas adhéré à la réaction de sa fille aînée dans les dernières pages. Je ne sais pas, j’ai trouvé un peu « too much ». Mais je dois reconnaître que je suis assez tatillonne sur les fins de thriller et que je suis rarement épatée à ce moment de ma lecture.

28 réflexions au sujet de “Fais-le pour maman – François Xavier Dillard”

  1. Je trouve cette critique très juste mais je suis plus naive et je vois rarement arriver la fin (surement parce que je refuse d’y réfléchir ! ). En tout cas, je suis d’accord sur l’habilité de l’auteur. La psychologie des personnages est assez riche et je n’ai pas vu la fin venir trop tôt. Ce qui m’aura le plus gêné surement, c’est sa fille Léa, qui a seulement 12 ans et qui a un langage un peu trop soutenu à mon gout 🙂
    Est-ce que tu envisages de lire son premier roman « Un vrai jeu d’enfant » ?

    Les thrillers pour lesquels j’ai été littéralement transportée sont ceux de Karine Giebel, ils me laissent à chaque fois scotchée et je prends du temps à m’en remettre 🙂 Et il y a aussi les Caryl Ferey qui sont très noirs… un autre style..

    Bonne semaine !

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    • Avant je me faisais toujours avoir par les fins mais je m’aperçois que le schéma est souvent le même. Un peu comme pour les romances 🙂 Je ne sais pas si je lirai son premier roman, surtout faute de temps, rires
      J’ai lu deux Giebel, un plus aimé que l’autre. J’ai lu un Ferey que j’avais adoré mais qui m’avait glacée 🙂
      Bonne semaine aussi

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  2. Bonjour Stephie, j’avais lu le premier roman de Dillard, Un vrai jeu d’enfant: pas mal mais il manquait un petit quelque chose pour que j’adhère totalement. Celui-ci ne me tente pas. Bonne journée.

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