Interview à double visage

Angela Morelli   Quand on est blogueuse, on a un rêve hypra fou. Non… pas coucher avec Bu*nel… Mais avoir la chance d’interviewer une auteur de romance. Alors quand on peut en interviewer deux d’un coup, on se dit qu’on a enfin acquis une certaine notoriété et que l’on va confirmer à la face du monde qu’on est une blogueuse influente, une sorte d’incontournable.

           Devant vos yeux ébahis, je vous propose de partager avec vous l’interview croisée de deux stars interplanétaires. On m’a soufflé que les droits de Péché Exquis avaient été rachetés et qu’un tournage sur Mars était en cours. Ouais, les martiens sont fans de kinbaku. Quant à L’amour est dans le Foin, on s’interroge sur Saturne mais les abeilles semblent ne pas s’y plaire des masses.

         Si vous lisez tout et que vous êtes sages, un CONCOURS vous attend en fin de billet. Ne me remerciez pas… adulez-moi…

 clapBonjour mesdames, tout d’abord merci de vous prêter au jeu de l’interview. Je suis ravie de vous recevoir sur mon blog toute la semaine.

     Pour commencer, j’aimerais vous poser la question qui brûle les lèvres de tout le monde (et qui explique sans doute la propension de certaines à se les mordiller aussi souvent). Il n’aura échappé à personne que vous faites toutes les deux partie des auteurs en signature pour le salon du Livre. Et ô stupeur… vous avez tout de même un sacré air de ressemblance toutes les deux. Alors, dites-nous tout ! Jumelles séparées à la naissance, père coureur de jupons, chirurgie esthétique ? Vos lecteurs sont tout ouïe !!!

   Emma     Emma – Présumer de la moralité de nos pères, comme vous y allez, chère Stéphie. Non, l’explication est beaucoup plus simple que ça : nous sommes des sosies parfaits, comme il en existe peu dans le monde. Vous imaginez bien que ça nous a nous aussi prises par surprise (sans mauvais jeu de mots, bien entendu), parce qu’il est rare de tomber, au détour d’une photo sur quelqu’un qui vous ressemble comme deux gouttes d’eau.

     

Angela Angéla – Il y a quand même une différence de taille, entre nous. Emma est beaucoup mieux coiffée.

       En effet, il y a une nette différence capillaire. Emma, quelques mots sur votre coiffeur ? Un conseil pour cette pauvre Angéla qui, en effet… mais ne soyons pas désagréable tout de suite.

        Emma – J’adore mon coiffeur, un homme délicieux qui sait murmurer à l’oreille de mes cheveux comme nul autre homme avant lui. Mais il est déjà débordé et m’a fait jurer de ne pas donner son numéro de téléphone. Bon, je veux bien faire une exception pour Angéla, parce qu’elle le vaut bien… Pour les autres, mon petit doigt me dit qu’il passera me dire bonjour au Salon du livre dimanche 22 au matin…

    Alors Angéla, tentée ? Serez-vous à la dédicace d’Emma ou dédicacez-vous en même temps ? Et d’ailleurs comme c’est déjà votre deuxième Salon, quels conseils avisés donneriez-vous à Emma pour une première dédicace ?

     Angéla – J’ai déjà appelé son coiffeur, mais chut. Je passerai ravitailler Emma en café lors de sa dédicace, car il paraît qu’elle est perdue si elle ne boit pas ses 12 litres de café par jour. Un seul conseil : s’amuser. Les rencontres avec les lectrices sont un excellent moment et c’est très agréable d’avoir des retours en direct sur ce qu’on a écrit toute seule derrière son ordi. C’est grâce aux lecteurs que nos romans prennent véritablement vie.

     Vous êtes des sosies mais vous écrivez des choses bien différentes. Si on devait résumer hâtivement, on pourrait parler d’esprit joyeux pour Angéla et d’esprit torturé pour Emma. Vous qualifieriez vous ainsi ?

    Emma – Torturé ? Vraiment ? Vous pensez qu’Emma est la face sombre d’Angéla ? Peut-être. Il est clair qu’écrire de l’érotique permet d’aborder des facettes cachées de la psyché humaine. Le sexe fait partie de nos personnalités, et notre façon de l’aborder, de le vivre ou de le subir en dit long sur nous. C’est ce que j’avais envie d’aborder avec « Péché exquis », c’est vrai.

      Angéla – J’avoue que plus encore que raconter des histoires d’amour, j’aime faire rire. L’humour nous sauve de tout et il permet aussi de mettre les choses à distance. Combiner humour et chick-lit ou romance, deux genres qui obéissent à des normes et de codes clairement identifiés permet à l’auteur de se dissimuler plus facilement que dans la littérature érotique.

       Emma – Surtout telle que je la conçois. Je n’ai rien contre le sexe joyeux et libéré, et je lis volontiers des romans érotiques centrés sur un couple qui s’aime et qui fait des galipettes sur toutes les surfaces disponibles de son appartement. Mais ce n’est pas ce que j’ai envie d’écrire. J’ai envie de mettre les âmes à nu par le biais de la sexualité.

      Mesdames, ne nous voilons pas la face. Ce que veulent savoir vos lectrices (et peut-être même plus vos lecteurs), c’est votre fantasme le plus inavouable.

     Angéla – Me faire lécher les pieds par Edouard Baer.

     Emma – Que Colin Firth me nourrisse de frites trempées dans de la crème au chocolat après m’avoir ligotée avec sa cravate.

        Woaw, vous n’avez pas peur de vous dévoiler. Et cela en dit long en matière de goût masculin… D’ailleurs, on me chuchote dans l’oreillette que l’une d’entre vous a un faible pour un acteur londonien, à l’allure de rat efflanqué, frère caché de Pierre Palmade. Des commentaires ?

    Emma – Je ne vois pas de qui vous parlez. J’ai des goûts très sûrs en matière d’homme, d’ailleurs pour décriretennant Adam, je me suis inspirée d’un acteur masculin à la symétrie bouleversante.

     Angéla – Si votre perfide remarque est une allusion à mon amour démesuré pour David Tennant, je vous trouve bien cruelle… Et je tiens à préciser qu’il est écossais et non pas londonien, ce qui lui confère un accent liquéfiant et lui permet de porter le kilt en toute sexytude… et sans sous-vêtements, évidemment…

Parlons peu, parlons bien : vous êtes vous lues mutuellement. Et quel est le personnage du roman de l’autre que vous avez préféré et pourquoi ?

     Angéla – Mon personnage préféré dans « Péché exquis », c’est Eve. J’aime sa fragilité mal dissimulée et le fardeau qu’elle brandit comme un bouclier. J’aime qu’elle ait clairement besoin d’aide mais qu’elle soit incapable de le formuler. J’aime la relation qu’elle bâtit avec Adam à son corps défendant. Et j’aime le mystère qui l’entoure.

    Emma – Dans la liste des oeuvres d’Angéla, ma préférée est certainement Emilie, parce que je me reconnais dans les détails de sa vie : elle est bordélique, débordée, drôle et elle manque d’assurance. Un peu moi, donc, même si, promis, je me soigne.

      Bon et avec quel auteur rêvez-vous d’un selfie et pourquoi ?

      Emma – Je rêve d’un selfie avec Neil Gaiman (avec d’autres aussi, mais ils ont un grave défaut : ils sont morts). Je l’ai rencontré il y a deux ans et je n’ai pas réussi à bafouiller autre chose que « I love you, you’re a wonderful writer », alors que ce que je voulais vraiment lui dire, c’est « marry me »

     Angéla – Moi je rêve de rencontrer Janet Evanovich. C’est mon modèle : elle écrit des séries avec des héroïnes géniales (Stephanie Plum est la copine qu’on rêve toutes d’avoir) et elle est très très drôle.

    Allez les filles, un petit mot de la fin et je vous relâche !

   Angéla et Emma, de concert, telles des jumelles cosmiques : Oh non, garde nous, ligote nous !

   Angéla – Merci pour ces questions et ce super chouette moment que nous avons passé toutes les trois !

    Emma – Merci les filles, à très bientôt au Salon du Livre !

avisdetempete     CONCOURS DONC ! Voilà suite à des grognements indistincts de fans d’Avis de Tempête réclamant à corps et à cris une scène épicée clôturant cette romance, Angéla, qui a un coeur gros comme ça, a accepté de se prêter au jeu, si vous aussi vous y mettez du vôtre.

     Donc vous avez jusqu’au dimanche 22 mars minuit pour nous envoyer (par mail, rassurez-vous) votre scène hot pour boucler Avis de tempête. Un exemplaire numérique de l’Amour est dans le foin ainsi qu’un de l’Homme idéal (en mieux) sont en jeu. Et Angéla vous offrira une scène inédite. Enfin, si nous recevons assez de participations… Résultats et scène inédite en ligne le mardi 24 mars car tout est toujours permis le mardi…

16 réflexions au sujet de “Interview à double visage”

  1. Le ‘rat efflanqué’ m’ fait hurler de rire!!! (c’est quand même grâce à Anglea (à l’époque où elle s’appelait F.) que j’ai découvert le Tardis et toussa toussa. je partage aussi le goût pour colin firth (soupirs)(en tout bien tout honneur)
    Sinon, stephie, relaie l’info à l’auteur (Emma), puisque tu la côtoies, mais il y a une grosse pile de son opus, bien en vue, dans mon super U du fin fond du fin fond de là bas. L’éditeur fait son job!

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  2. Je n’avais jamais fait le rapprochement David Tennant/Pierre Palmade mais why not ! En tout cas, cette interview est vraiment savoureuse ! Merci les filles pour ce super moment ! 🙂

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