L’amant – Duras & Takahama

amant    L’adaptation BD du roman l’Amant de Marguerite Duras par la mangaka japonaise Kan Takahama est un vrai enchantement pour les yeux.

    Pour ceux qui auraient été séquestrés dans une grotte ces 35 dernières années, je pitche en quelques mots l’intrigue du roman. L’Amant raconte l’histoire d’amour interdite entre une jeune française de 15 ans et un riche chinois, de douze ans son aîné. Leur histoire va rencontrer un bon nombre d’obstacles : l’âge, la réalité sociale et le racisme. Cette histoire est une autofiction, puisque Duras pioche librement dans ce qu’elle a vécu elle-même à l’adolescence, pour écrire ce roman.

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    Jeune adulte, j’ai lu ce roman et  j’en ai vu l’adaptation filmique. Et je dois reconnaître avoir très moyennement aimé. Je ne suis pas fascinée par l’écriture de Duras et les histoires d’amour adulte-ado me laissent toujours très mal à l’aise. Néanmoins, j’avais très envie de lire cette BD. Allez savoir pourquoi… Et j’ai bien fait car, des trois versions, c’est sans doute celle que je préfère. Est-ce parce que j’ai mûri ? Honnêtement, j’en doute. Ou parce que la BD est pleine de retenue et de pudeur ? Sans doute. De plus, j’ai adoré le dessin. Je crois que c’est ce qui m’a littéralement emportée. J’ai trouvé qu’il m’avait littéralement permis d’embarquer dans cette histoire d’amour, et d’oublier la grande jeunesse de l’héroïne.

    Forcément, cette BD effleure le roman, elle suggère nombre des aspects du roman. Si tous les thèmes du livre y sont évoqués, ils n’y sont forcément pas aussi creusés que dans l’oeuvre d’origine. Mais c’est le but d’une adaptation : une nouvelle vision d’une histoire, par un autre artiste. Et je dois reconnaître avoir passé un excellent moment.

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48 réflexions au sujet de “L’amant – Duras & Takahama”

  1. Il m’attend ! Je trouve les expressions de la gamine un peu dures mais c’est l’effet manga je pense, à voir. Moi j’avais adoré le roman et le film donc je risque d’être plus difficile 😉

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  2. Les dessins sont beaux effectivement. Je n’aime pas beaucoup les histoires de Duras, par contre son écriture si ! Et je pense à elle chaque fois que je vais à Trouville et que je passe devant son ancien appartement.

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  3. Duras, je n’ai pas encore essayé… Je n’ai pas osé. La BD aurait pu être un bon compromis, une bonne approche mais je ne suis pas fan des dessins style « manga ». J’y jetterai un oeil si je la croise !

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  4. Un énorme merci pour ce billet, ma chérie est une grande fan de Duras et tu as publié juste au bon moment cette idée de cadeau à lui offrir 🙂

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  5. Sans moi pour ma part. Je reste sur la version Duras mais à voir si je la trouve sur mon chemin, histoire de ne pas rester que sur les mots 🙂

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  6. Je ne connais pas Duras, mais c’est une lacune que j’espère combler un jour. D’abord avec le texte original, c’est une règle chez moi.
    Je suis mal à l’aise aussi face à ces histoires déséquilibrées, même si je pense que quinze ans ce n’est pas douze ou treize et vingt-sept ans pas quarante ou cinquante. Et que la nature de la relation originale joue beaucoup (la fascination d’une ou d’un très jeune pour son mentor n’est pas la même chose que ce qu’on éprouve pour son « égal(e) » ).

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    • La plume de Duras est assez particulière, sa manière de raconter les histoires surtout.
      Je comprends la fascination du jeune pour l’aîné… un peu moins l’adulte qui se laisse aller à son penchant…

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