Trop tôt – Jo Witek

 trop-tôt    J’avais déjà lu un chouette roman de cette auteur et comme Jérôme et Noukette avaient chroniqué avec beaucoup de peps ce titre-ci, il n’en fallait pas plus pour être tentée.

     Pia a quinze ans, elle est en vacances avec ses parents et sa cousine du même âge. Toutes les deux se font belle, ont envie de plaire. Un soir, elles profitent du sommeil des parents pour aller en boîte de nuit. Et quand il lui prend la main, Pia sait que ce sera lui. Mais ce qu’elle ne sait pas encore, c’est tout le reste. Tout ce qui va découler de ce petit moment de plaisir, de liberté…

     Ce roman m’a tenue en haleine du début à la fin. On sait bien évidemment ce qui se passe et la décision que va prendre la jeune fille. Mais d’emblée, le lecteur a envie de l’accompagner, de la soutenir, de la suivre. Les mots sont forts, le texte est très beau, les émotions sont extrêmement bien rendues.

     On y retrouve tout : la fièvre du désir naissant, la culpabilité de l’après, l’envie d’être amoureux, la difficulté de cette époque transitoire qu’est l’adolescence. Et puis ce qui m’a le plus troublée, c’est que ce discours s’adresse aussi à la femme, quel que soit son âge, dans sa condition de femme, dans son droit d’affirmer sa liberté à disposer de son corps et de son coeur.

    Un roman qui se pose comme un incontournable, à mettre entre les mains des jeunes filles mais également dans celles des garçons qu’elles vont croiser…

 

  • Quinze ans et l’âge de vivre mon désir. Un désir de femme, fier, entier, volontaire, puissant.
  • Tomber enceinte. C’est étrange quand on y pense d’ailleurs, cette expression. Tomber enceinte. On dit aussi tomber amoureuse. Pourquoi la langue française fait-elle toujours tomber les êtres humains dès qu’il s’agit de traduire leurs émotions fortes ?
  • Le désir fou, ça existe. Mais peut-être qu’on ne peut pas dire l’amour, le frisson, la passion. Peut-être que l’amour ne peut que s’éprouver. Que les mots ne suffisent pas.

Week end

 

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