En quelques mots – 6

PétronilleAujourd’hui, je vais vous parler de deux romans que j’ai certes finis mais que je n’ai pas aimés. Oui, annoncé comme ça… je sais que ça vous fait envie… mais soit, allons-y.

Voilà presque quinze ans maintenant, alors que je préparais le concours pour devenir prof de lettres, en cours sur la dissertation, notre enseignante nous a suggéré de lire Amélie Nothomb, auteur avec laquelle il allait falloir compter sur la scène littéraire des générations à venir. Fort disciplinée, j’entrai dans une librairie, achetai Métaphysique des tubes et détestai comme rarement j’avais détesté une plume. A mon goût, aucun relief et une façon de se mettre en avant que je trouvai insupportable. Ayant commencé par une oeuvre autobiographie, je pris mon courage à deux mains et recommençai… en vain. Un de ses romans m’a tellement agacée qu’il a volé à travers la pièce. Le souci c’est que depuis, j’en lis régulièrement, avide de comprendre l’engouement et passant à côté presque à chaque fois (oui, j’ai aimé Antechrista). Alors cette fois, j’étais bien décidée à ne plus m’y faire avoir. Mais un roman sur le champagne, des avis élogieux de toute part, une participation plaisante à la Grande Librairie. Et hop ! Bien fait, Stephie, ai-je envie de dire, bien fait…Le poison d'amour

Parce que ce Pétronille, forcément, je l’ai détesté. Toujours le même style auquel je n’arrive à trouver aucun relief, aucune particularité. Toujours cette manie de se mettre en avant à outrance, que je déteste. Et cette fin… j’en viens à penser que c’est quelque chose qui relève de la manie de se faire zigouiller par les personnages de son roman. Alors, voilà, encore un roman où l’auteur se met sur un piédestal, où l’on ne voit qu’elle. Je ne me plains pas davantage, ça m’apprendra…

Ensuite, je suis revenue à un auteur dont j’ai adoré les écrits à ses débuts et que j’aime de moins en moins lire, espérant toujours un petit sursaut. J’avais lu (et moyennement apprécié) L’élixir d’amour alors je voulais lire la fin du diptyque proposé par Le poison d’amour. Là encore… j’aurais mieux fait de me tordre la cheville… Eric-Emmanuel Schmitt s’intéresse aux amours adolescentes et nous offre les cahiers intimes de quatre copines. Chacune d’entre elles raconte son quotidien mais surtout ses amours : la montée du désir, les premières fois, l’envie de piquer le petit copain de notre meilleure amie. Quelques bonnes phrases mais un ensemble qui m’a semblé bien poussif. J’ai peiné à identifier chacune des filles dans ce ballet incessant de l’une à l’autre. Quant à la fin, mouais… pourquoi pas mais je n’ai pas du tout adhéré, j’ai trouvé cela « too much ». Reviendrai-je à l’auteur ? Par le biais de son théâtre peut-être…

18 réflexions au sujet de “En quelques mots – 6”

  1. Bonjour Stephie, n’ayant jamais lu de roman d’Améile Nothomb, je ne lirai pas non plus Pétronille (et pourtant j’aime bien ce prénom). Bonne journée.

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  2. J’ai bien aimé les deux, mais ce sont de fait deux auteurs que j’apprécie (par contre, toi, je crois vraiment qu’il faut que tu laisses tomber Nothomb : quand ça veut pas, inutile de s’acharner !)

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    • C’était Peplum… je pourrais dire « parce que c’est de la merde »… je vais préférer dire que je déteste sa manière de se mettre en scène dans tous ses romans. Je ne supporte pas son côté nombriliste…

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  3. J’avais déjà trouvé « L’élixir d’amour » bâclé, trop court donc aucune envie de lire celui-ci.
    Pour Amélie Nothomb, j’ai trouvé ses premiers romans excellents mais par la suite, ça s’est gâté. J’ai trouvé qu’ils étaient bâclés, sans fin…un peu le même reproche que pour EE Schmitt.

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