Peau Neuve – Elise Griffon

Peau neuve    En 1990, Laura change de collège. Elle a 12 ans, elle entre en 5e et espère se faire de nouveaux camarades. Lors d’une rédaction, elle raconte son été. Jusque là, rien de plus banal. Mais Laura va raconter comment, chaque année, avec sa famille, elle se rend dans un camp de naturistes. Sa prof, emballée par ses talents d’écriture, lui met une excellente note et en parle en détail devant la classe. L’horreur va pouvoir commencer pour la jeune fille.

    La BD alterne entre le récit de ce qui se passe au collège et le récit de ses étés. Ainsipeau-neuve_1 le contraste est saisissant entre le bonheur qu’elle vit l’été, au milieu de gens simples et ouverts d’esprit. Le milieu naturiste semble y être bien représenté et insiste bien sur le fait que la nudité est un mode de vie et n’a rien à voir avec la question de la sexualité. Et bien évidemment, c’est ce que tout le monde sous-entend au collège : que Laura est sale, perverse. Les insultes pleuvent, les coups suivent.

    Graphiquement, les planches sont majoritairement ocres, avec quelques touches de bleu. J’ai trouvé que le trait
était simple mais efficace. Il m’a d’ailleurs semblé que les dessins étaient plus beaux (notamment pour les visages) dans les souvenirs de plage que pendant le récit de ce qui se passe au collège. Sans doute, pour renforcer le décalage entre les deux univers et insister sur la bêtise et la crasse de ceux qui se prétendent « normaux ».

    La fin de la BD est très belle, pleine d’espoir et d’oxygène.

la bd de la semaine

cette semaine c’est chez Jacques.

18 réflexions au sujet de “Peau Neuve – Elise Griffon”

  1. Je ne sais pas quoi en penser. Le sujet et le traitement ont l’air très vrai (J’ai connu quelqu’un qui avait vécu une expérience similaire), mais le dessin me fait douter.
    Merci Stephie.

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  2. Ah !! Mais quel enseignant peut faire une chose pareille ?? La planche que tu montres est intéressante et ton commentaire est positif, je note pour voir si j’achète pour le CDI …

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  3. La prof a-telle réfléchi deux minutes avant d’en parler à toute la classe? Avait-elle l’autorisation de l’élève? Et ce, quel que soit le sujet, j’ai l’impression. Mais bon, c’est mon impression à chaud.

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    • Je te sens bien remontée… C’est une fiction hein. Mais il est vrai que la prof est à baffer déjà avant son indiscrétion

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