Que Dieu lui pardonne – Laurent Malot

par | Fév 23, 2021 | Oeuvres contemporaines | 14 commentaires

Dieu    Que Dieu lui pardonne est un roman indispensable car on ne parle jamais assez des violences faites aux enfants.

    Que Dieu lui pardonne, c’est l’histoire de Maya. Elle a dix-sept ans et elle habite Fécamp. Seule. En effet, elle a quitté le domicile de ses parents, pour échapper à son père. Et c’est une de ses tantes qui l’aide à joindre les deux bouts. Elle va au lycée. Elle compte décrocher son bac et devenir architecte.

    De l’appartement mitoyen proviennent des cris. Des cris de jeunes enfants qui vivent avec un homme qui ne fait pas bonne impression à Maya. Le petit Lucien, le plus jeune des quatre va devenir son petit protégé. Il vient régulièrement se réfugier chez elle, l’air de rien. Ils font du vélo ensemble. Et puis, un soir, un drame se produit. Alors Maya, prise dans l’engrenage, décide que plus rien d’autre ne compte que de prendre soin des enfants.

    J’ai lu ce roman presque d’un trait, la gorge nouée. La violence des adultes, quand on est enfant, c’est terrible. Les portes se referment, on est seul avec son bourreau. Et on pense que ça ne s’arrêtera jamais… sauf s’il nous tue. On se construit dans la violence, dans un système qui devient une normalité. Cela, Laurent Malot le dit parfaitement bien, dans un style simple et soigné à la fois. On frémit avec ces gosses, on blêmit à la mention de chaque nouvelle violence…

    Si grâce à ce roman, des gens sont sensibilisés, et ne font plus la sourde oreille quand ils entendent des cris derrière les murs, ce sera un pas en avant. Petit mais nécessaire. Certes,  quelques passages m’ont semblé un peu tirés par les cheveux. Je ne saurais dire si c’est vraiment invraisemblable, mais si ça l’est, on dira que c’était au service du message. Le vrai manque parfois de vraisemblance…

14 Commentaires

  1. Fanny

    Je comprends que tu l’aies lu la gorge nouée.. Rien qu’à te lire, ça fait le même effet sur moi.

  2. aifelle

    Un sujet dont on ne parlera jamais assez ; je vais voir s’il est à la bibli.

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