Une photo, quelques mots (67)

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© Leiloona

CE TEXTE EST UNE SORTE DE SUITE DE CELUI DE LA SEMAINE DERNIERE

    Ce fut une sacrée soirée ! Une sacrée nuit de baise, même, si je peux me permettre.

J’ai rencontré une de ces femmes qui vivent leur vie en toute simplicité. Je lui ai proposé un verre, elle a accepté. Nous avons enchaîné avec un repas et nos mains se sont frôlées. Le désir était perceptible, l’air était déjà lourd de nos désirs. Je me suis enhardi et lui ai proposé de continuer dans mon appartement. Elle a accepté sans hésiter. Je la sentais excitée et j’aimais ça.

Heureusement, à notre arrivée chez moi elle a tout de suite senti qu’il fallait qu’elle enlève ses chaussures sur ma moquette. Ben ouais, j’y tiens… Il ne m’a pas fallu longtemps pour la coucher, nue, sur ma moquette. Dieu qu’elle était belle, ainsi offerte ! Sans attendre, je me suis mis à la toucher. Quand j’ai senti sa jolie fente trempée, j’y ai collé ma bouche, je l’ai suçotée, je l’ai léchée. Jusqu’à ce que je la sente exploser sous mes lèvres.

C’est alors qu’elle a gueulé « Prends-moi ». Comprenez… Je ne pouvais pas la décevoir. Alors le temps d’enfiler une capote (on ne sait jamais à qui on a affaire de nos jours) et j’ai répondu à sa demande. Je l’ai prise encore et encore. Et nous avons rugi de concert. Une sacrée gonzesse quand j’y repense.

Après, je ne sais plus trop ce qui s’est passé, la tête m’a tourné. Je me souviens de cris perçants, de « t’es qu’une salope », du vent frais sur ma peau et d’une impression de fardeau. Quand je me suis réveillé, c’était le bordel dans l’appart. Et puis la nana avait disparu. Encore une de ces femmes qui se barrent pendant que je dors. Et puis, ces traces rouges sur la moquette… je vais galérer à les ôter.

    FAIT DIVERS : Le lundi 8 juin 2015, la police a retrouvé une femme morte sous le pont des Arts. Elle aurait été violemment frappée à la tête et serait apparemment décédée avant d’avoir été jetée dans la Seine. Les enquêteurs espèrent que des fragments de moquette retrouvés sous ses ongles aideront à remonter jusqu’au coupable.

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38 réflexions au sujet de “Une photo, quelques mots (67)”

  1. Rooh! Je le trouvais un peu rude dans la façon de parler quand elle, la semaine dernière m’avait plutot paru délicate… La chute explique cela! Quand on pense que tout cela part des cadenas des amoureux… Mouarf!

    Et sinon, rien à voir mais tes deux textes dans le thème de ta quinzaine m’ont donné envie de jeter un œil à ceux de la collection Paulette, histoire de ne pas mourrir idiot! 😉

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